mercredi, février 10, 2016

Papa Bear

Sad news :  Handsome's father passed away Monday morning after a battle with liver cancer.  I called him Papa Bear because he was a larger than life character, gruff like Jean Gabin on the outside but a total softie on the inside.  

I wrote a eulogy for him yesterday, and maybe I'll translate it into English, but here it is in raw French.

Papa Bear.  C’est comme ça que je l’appelais en privé car il avait l’extérieur bourru d’un ours et le cœur tendre d’un papa poule dont sa plus grande fierté était sa famille.  Il cachait bien son jeu derrière une façade grognonne.  Il aimait bien envoyer des provocations à table, mais c’était sa façon à lui de nous tester, de voir si on l’aimait toujours.   Malgré ses tentatives de nous faire croire autrement, sa générosité et tendresse prenaient trop souvent le dessus pour qu’il soit le dur qu’il voulait qu’on voit.  Il était le premier à parler avec des inconnus, le premier à faire la bonne blague au bon moment, il pouvait être plus charmant que le prince des contes des fées, toujours parfaitement coiffé et parfumé.  Il se faisait des amis partout où il allait.  Les animaux et les enfants étaient ses ‘potes’ et nombreux d’eux ont fait la sieste sur son ventre rond et chaud.  Quand il chantait, il vous transportait, dans le temps, et parfois au plus profond de son âme.   Sa porte était toujours ouverte- les invités étaient nombreux - mais si vous faisiez un pas à l’intérieur, vous étiez sûr de pas repartir tout de suite.  L’heure de l’apéro était réglée comme une horloge et les repas planifiés avec grand soin – jusqu’à compter le nombre de frites par personne – le tout noté rigoureusement dans son carnet noir.  Il adorait raconter des blagues – surtout avec des jeux de mots pour mieux perturber les enfants ou les étrangères – et il trinquait toujours avec la même phrase, prononcée avec un grand sourire malin: « moi, je fais le trin… »   
Papy, Papa Bear, je suis sûre que dans l’au-delà, les frites sont déjà comptées, l’apéro est déjà prêt, la musique est à fond, et c’est toi qui fais le con.

I miss him so much already.